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  • Photo du rédacteurFanny LE GUEN

Comprendre l'impact des biais cognitifs sur vos recrutements, pour un processus plus juste et équitable

Dernière mise à jour : 10 mai

Démêler

Le recrutement est un processus crucial pour toute organisation ; il vise à identifier et attirer les talents qui contribueront à sa réussite.

Cependant, ce processus n'est pas exempt de biais cognitifs, ces raccourcis mentaux inconscients qui peuvent influencer nos jugements et nos décisions.


Comment les biais cognitifs se manifestent-ils en matière de recrutement ?


cerveau

Les biais cognitifs peuvent prendre diverses formes dans le contexte du recrutement, influençant la perception des recruteurs envers les candidats :

  • Effet de récence : Le recruteur se souvient plus facilement des dernières informations auxquelles on a été confronté. Il aura alors tendance à préférer le dernier bon candidat, parce que l'entretien est plus frais dans son esprit.

  • Effet de simple exposition : Le recruteur accueillera avec un a priori plus positif un candidat qu'il a déjà rencontré par ailleurs, que si c'était un parfait inconnu

  • Effet de primauté (ou ancrage mental) : Le recruteur accordera plus d'importance aux premières informations reçues sur un candidat, ce qui peut désavantager ceux qui ne font pas bonne impression dès le début du processus de recrutement.

  • Biais de projection (effet de similarité) : Le recruteur aura tendance à favoriser les candidats dans lesquels il se retrouve (façon de penser, valeurs communes, personnalité, ...).

  • Biais de stéréotypes : Des préjugés inconscients liés au genre, à l'origine ethnique, à l'âge ou à d'autres facteurs peuvent amener le recruteur à associer le candidat à des traits de caractère ou des compétences stéréotypés.

  • Effet de halo : Une caractéristique positive ou négative d'un candidat peut influencer l'évaluation globale de son profil, occultant d'autres aspects importants.

  • Biais de cadrage : La façon dont le recruteur va formuler ses questions (avec une idée bien précise) va influencer la réponse du candidat, qui ne sera peut-être pas complètement en phase avec la réalité.

  • Effet de contraste : Le recruteur qui pense avoir trouvé le candidat idéal va conduire les entretiens suivant avec beaucoup moins d'entrain, risquant alors de passer à côté du bon candidat.

  • Biais de confirmation : Le recruteur a tendance à privilégier les informations qui confirment ses opinions préexistantes sur le candidat, négligeant les éléments contradictoires.

Quelles sont les conséquences des biais cognitifs sur le recrutement ?


sélection candidat

Les biais cognitifs peuvent avoir des conséquences néfastes sur le recrutement, à la fois pour les candidats et pour les organisations :

  • Injustice et discrimination : Les biais cognitifs peuvent conduire à la sélection de candidats moins qualifiés que d'autres, simplement parce qu'ils correspondent mieux aux stéréotypes ou aux préjugés du recruteur.

  • Manque de diversité : Les entreprises qui ne luttent pas contre les biais cognitifs risquent de se retrouver avec des équipes homogènes et peu diversifiées, ce qui peut limiter leur créativité et leur performance.

  • Des décisions de recrutement inefficaces : En se basant sur des critères subjectifs et biaisés, les recruteurs risquent de prendre de mauvaises décisions et de recruter des personnes qui ne correspondent pas aux besoins réels de l'organisation.


Comment limiter l'impact des biais cognitifs dans le recrutement ?


solutions

Il n'existe pas de solution miracle pour éliminer complètement les biais cognitifs du processus de recrutement, mais il existe plusieurs mesures que les organisations peuvent prendre pour les limiter :

  • Sensibiliser les recruteurs aux biais cognitifs : Il est important que les recruteurs soient conscients des biais cognitifs et de leur impact sur leur jugement. Des formations peuvent être dispensées pour les aider à identifier et à corriger leurs propres biais.

  • Structurer le processus de recrutement : Un processus de recrutement structuré, avec des critères de sélection clairs et objectifs, peut aider à limiter l'influence des biais cognitifs.

  • Diversifier les profils des recruteurs : Des équipes de recrutement composées de personnes d'origines et de parcours différents sont moins susceptibles de tomber dans les mêmes biais cognitifs.

  • Recueillir des avis multiples : Impliquer plusieurs personnes dans le processus de recrutement permet de croiser les regards et de limiter l'influence des biais individuels.


Lutter contre les biais cognitifs dans le recrutement est un enjeu important pour les organisations qui souhaitent créer un environnement de travail inclusif et performant. En prenant des mesures concrètes pour sensibiliser les recruteurs et structurer le processus de recrutement, les organisations peuvent favoriser une sélection des candidats plus juste et plus objective.



En conclusion


En conclusion, les biais cognitifs peuvent avoir un impact important sur le recrutement, mais il est possible de les limiter en prenant des mesures concrètes. En s'engageant à créer un processus de recrutement plus juste et plus objectif, les organisations peuvent favoriser la diversité et l'inclusion au sein de leurs équipes.



POUR ALLER PLUS LOIN

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